Mon enfant est un vrai commandant en chef

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Mon enfant est un vrai commandant en chef

Dans la cour d’école, tout le monde doit le suivre, du haut de ses 6 ans : ses jeux, ses règles… À la maison, même refrain avec son petit frère ou sa petite sœur, à qui notre aîné veut imposer sa loi. Mais en fait, L’enfant en souffre, puisque ses relations sociales en pâtissent et que ses camarades de jeu tentent de résister à son autorité.

Un problème de place ?

« Un tel comportement cache une fragilité, détaille une psychologue*. Il peut exprimer, parfois, une difficulté à trouver sa place au sein de sa famille. » L’arrivée d’un autre enfant, après avoir vécu plusieurs années en ayant toute l’attention de ses parents, bouscule la représentation que l’aîné a de lui et crée de la jalousie compliquée à gérer. Et dans la cour d’école, s’expriment les problèmes rencontrés à la maison ! Dans certains cas, il peut s’agir aussi d’une difficulté à gérer les frustrations. La petite fille ou le petit garçon a alors du mal à renoncer à ses deux ou trois premières années de vie, où la sensation de toute-puissance l’habitait. Cette attitude révèle une peur de perdre le contrôle. En fait, les “petits chefs” ? « ce sont souvent des enfants qui ont une mauvaise estime d’eux-mêmes », complète la psychologue.

Enfant autoritaire : comment on gère ?

On l’aide à apprivoiser ses émotions

Face à un petit chef, on peut l’aider à apprivoiser ses émotions : reconnaître et nommer ce qu’il ressent, lui apprendre à identifier sa colère et la décharger sur un oreiller, par exemple. Il est recommandé également de développer son empathie envers lui, afin qu’à son tour, il comprenne le ressenti de ses copains… « Les jeux de rôle peuvent permettre à l’enfant de se décentrer », assure-t-elle. Si son besoin de dominer semble venir d’une difficulté à trouver sa place dans la famille, on veille à bien différencier les enfants, à leur accorder des moments seuls et des activités uniques.
En leur accordant de l’attention différenciée, on développe aussi leur capacité à entrer en lien avec les autres. Ainsi « la clé, c’est de leur donner un sentiment de sécurité intérieure ».

Et si c’était l’esprit de compétition ?

Son envie de dominer, d’être le meilleur, peut aussi venir… de nous. « Du côté des parents, il faut apprendre à prendre du recul. Attention aux injonctions ! Une pression pour que l’enfant soit premier de la classe, par exemple… ».

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