J’ai fouillé le téléphone de mon homme

Partagez:

J’ai fouillé le téléphone de mon homme

Alors que les nouvelles technologies multiplient les supports et les occasions, tout le monde a déjà fouillé une fois dans les affaires privées de sa moitié. Pour le meilleur comme pour le pire.

 » C’est une tentation malsaine. Chaque fois que j’emprunte son ordinateur, j’ai envie de fouiller « . Dans deux mois, ils seront mariés et aucun nuage n’obscurcit leur relation. Pour autant, « c’est un effort de ne pas espionner. Tu sais que tu peux avoir accès à tout. Inconsciemment, cela entrouvre une porte. Un peu comme Barbe-Bleue qui dit à ses femmes de ne pas rentrer dans la pièce interdite. J’aurais peur de découvrir des choses dont je n’avais pas idée… même si j’ai la conviction qu’il ne fait rien de mal », explique-t-elle un peu génée.

Ce frisson d’interdit et de mystère qui fait le sel du couple est de plus en plus vulnérable face aux nouvelles technologies. Applications, SMS pré-affichés, carte bancaire, relevé d’appels téléphoniques, conversations sur les réseaux sociaux et chats… Toute notre vie s’est déportée sur la toile en autant de fichiers loin d’être inviolables. Moins cher qu’un détective privé, il suffit d’un code, d’un bon mouchard ou d’un coup du hasard pour tomber sur les affaires privées de notre moitié. Une personne sur cinq espionne son conjoint, d’après un sondage réalisé par Yahoo en 2012.

Cela commence souvent par un sms qui s’affiche et sème le doute. Une tournure aux effluves de séduction, qui donne envie d’en savoir plus. C’est ainsi qu’Astrid a fouillé les correspondances de son fiancé, un dimanche, alors qu’il était parti faire des courses. Pour en avoir le cœur net. Du premier message, elle est passée aux cent précédents. Puis aux mails. Exhumant une histoire mal terminée et une ambiguité douloureuse.  » Il lui disait qu’ils pouvaient encore se retrouver ». Pendant des jours, elle n’a rien dit, avant d’éclater, tout à fois honteuse d’avoir violé son intimité et hargneuse d’être bafouée. Pour eux, la crise a été violente mais salutaire. Même si depuis, il règne une paix armée, avec moults mots de passe renforcés.

Aurélie, elle, ne se rappelle plus de la raison exacte qui l’a poussée à espionner le portable de son amoureux après six mois de relation. Deux ans après, elle rechute.  » La dernière fois, j’ai innové : j’ai regardé son compte en banque « , raconte la jeune femme de 25 ans en riant jaune. Ses méthodes changent mais la source du problème, jamais.  » Mon copain ne me rassure pas. Je sais qu’il a besoin de plaire, je vois le comportement qu’il a en soirée, avec ses amis… Je n’ai pas confiance « , dit-elle, un peu lasse.  » Si les gens commencent à regarder dans les affaires de l’autre, ils ont en général de bonnes raisons. Ils sentent que quelque chose ne va pas « . Et cherchent des preuves qu’ils trouvent bien souvent. Si bien, qu’aux États-Unis, un divorce sur cinq implique le réseau social Facebook.

(Visited 1 times, 1 visits today)
Partagez:

Articles Simulaires

Partager
Partager